Événement

Charles Baudelaire Le crépuscule du soir Emission Traces de Lumière

Date(s)

26 octobre 2026 à 11h00

Profil de l'événement

Tout public

Gratuit

Description

Lundi 12 octobre 2026 sur Radio Fm plus 91fm Montpellier de 11h à 12h l’émission Traces de Lumière est consacrée à : Charles BAUDELAIRE Le crépuscule du soir- rediffusion samedi 17 octobre 2026 de 11h à 12h vous pouvez écouter l’émission par internet et ensuite en podcast www.radiofmplus.org

 Charles Baudelaire jeune dandy qui dépense le meilleur de sa jeunesse dans une « vie libre à Paris », il sera très vite réduit au sordide des gargotes, à la misère d’hôtels précaires où risquent toujours de le surprendre ses créanciers, dormira sur des canapés de fortune prêtés par des amis, se réfugiera dans les imprimeries où sont composés ses livres ou ses articles. Ce  changement perpétuel de résidence » Tout ne se passe-t-il pas, en effet, comme si cette compulsion à déménager qui empêche Baudelaire de rester en repos dans une demeure parisienne traduisait, d’une façon catastrophique et pitoyable, le regret du poète de n’avoir pas connu, dans son enfance dont les blessures (mort du père, remariage de la mère) ne seront jamais définitivement cicatrisées, ce que Le Crépuscule du soir appelle, avec une mélancolique simplicité, « la douceur du foyer »

La tombée du jour constitue sans doute la circonstance privilégiée où Baudelaire se sent le plus profondément lié à cette ville dans laquelle, pourtant, le bonheur de vivre lui fut presque toujours refusé. En ce moment de bascule où la douleur d’être cherche un précaire refuge dans les ténèbres qui commencent à voiler d’ombre une réalité dont il n’a plus le courage de soutenir « le soleil cruel » Baudelaire semble se convertir à la compassion.

Dans sa poésie vibrent alors ces accents d’une charité paradoxale voici la fin du poème :

 

Recueille-toi, mon âme, en ce grave moment,
Et ferme ton oreille à ce rugissement.
C’est l’heure où les douleurs des malades s’aigrissent !
La sombre Nuit les prend à la gorge ; ils finissent
Leur destinée et vont vers le gouffre commun ;
L’hôpital se remplit de leurs soupirs. — Plus d’un
Ne viendra plus chercher la soupe parfumée,
Au coin du feu, le soir, auprès d’une âme aimée.

Encore la plupart n’ont-ils jamais connu
La douceur du foyer et n’ont jamais vécu !

 

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