Événement
Alain Marc
Michel Ménaché
Myriam Eck
Alain Helissen
Sofia San Pablo
Evelyne Bennati
Lieu de l'événement
Date(s)
Organisé par
Profil de l'événement
Tout public
Gratuit
DU BOUT DU MONDE
Pour le Printemps de la poésie « La liberté. Force vive, déployée »
Nous sommes 2 plasticiennes, Alexandra Fontaine et Veronique Durruty et organisons une exposition qui a pour nom « Du bout du monde », un événement au sein duquel se tiendront performances et soirées de lectures de poésie contemporaine avec les écrivains que nous avons l’habitude d’accompagner dans nos livres d’artiste.
Nous souhaitons faire figurer cet événement au programme du Printemps de la poésie 2026
Au coeur de cette exposition qui met en scène l’ensemble de nos livres d’artiste, nous présentons notre nouvelle création qui fait partie des livres bibliophiles puisqu’il s’agit d’un carnet de voyage. D’un carnet de voyage un peu particulier puiqu’il s’agit d’un objet libre dans sa conception, à mi-chemin entre carnet de voyage et livre d’artiste. Il est composé de dessins, de collages et de textes.
Le « bout du monde » de nos déambulations n’évoque pas le lointain exotique qui agite les rêves du voyageur lambda. Pour nous, la notion de « bout du monde » met au contraire en valeur la poésie du quotidien, des petits îlots de beauté que nous dénichons ici et là et que nous extirpons par fragments.
Notre « bout du monde » se compose donc par exemple de ces morceaux d’architecture que nous avons dessinés un jour de pluie au musée d’art brut à Paris, ou bien de ces bosquets accolés au château de Versailles, il met également en scène les corbeaux de Montmartre ainsi que les squelettes d’un cabinet de curiosités caché au fin fond d’une école élémentaire de Trappes-en-Yvelines etc… Le bout de monde que nous avons imaginé se compose donc de tous ces éléments que nous regroupons à l’intérieur d’un carnet de voyage à quatre mains écrit dans une langue poétique de notre invention. Avec celle-ci, nous faisons le récit de nos voyages de manière presque enfantine mais avec pour palimpseste les extraits de La prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, L’usage du monde de Nicolas Bouvier,et Hiroshima mon Amour de Marguerite Duras.
Les carnets et nos autres livres d’artistes seront exposés à l’espace 44, 44 rue Volta, à Paris, du 19 au 26 mars 2026.
Vernissage le jeudi 19 mars de 17h à 21h
Pendant l’exposition, nous proposons plusieurs évènements :
- vendredi 20 mars :
lectures des textes des poètes de nos livres d’artistes par les auteurs :
- Michel Ménaché
- Alain Marc
- Myriam Eck
- Evelyne Bennati
- Alain Helissen
- Sofia San Pablo
etc...
- samedi 21 mars
Une performance franco-asiatique, « Voyage », où nous réaliserons une série de Monotypes, inspirés par la musique de Rong et Uzo, 2 musiciens contemporains chinois.
C’est en particulier a travers cette performance que nous illustrerons le thème de « Liberté, Force vive, déployée », une thème fondamental à nos yeux de plasticiennes eu égard à la censure et l’auto-censure qui prennent de plus en plus de place dans le monde de la culture
Nourries
- d’une lecture digérée de différents textes poétiques,
- de la culture de la calligraphie asiatique
- du mouvement de nos pérégrinations
- de la musique qui accompagne notre performance,
nous produisons dans un lâcher-prise complet une calligraphie abstraite inspirée par la musique en explorant la liberté du geste
- lundi 22 mars
Poète public : à la manière des écrivains publics qui peuvent écrire une lettre administrative, nous réalisons, à travers un jeu calligraphique de notre invention, un poème grapohique « sur commande » pour les passants et les visiteurs, poème d’amour, poème visuels qui mêle mots et dessins
- mardi 23 mars
Projection de courts métrages sur nos carnets de voyage et discussion autour de la poétique du voyage.
« La liberté - Force vive, déployée » est donc très présente pour cet événement. Elle se manifeste de différentes façons à travers nos carnets de voyage
Le fait même de voyager au bout du monde tout près de chez soi est un manifeste de liberté. Découvrir, débusquer la beauté dans le quotidien, relève d’un état d’esprit libéré des poncifs sur l’ailleurs : pression médiatique, lieux à la mode, valorisation du lointain et du luxe...
Dans un monde de plus en plus autocratique et qui se nourrit de toutes les peurs : informations anxiogènes et mortifères, guerre, famines, cruauté vis-à-vis des animaux… l’art et la poésie sont pour nous les solutions pour rester libre.
Si l’on ne peut pas voyager physiquement, si l’on ne veut plus voyager par conviction écologique, si la noirceur du monde nous pèse, prendre la liberté de rêver peut nous emmener au bout du monde et nous sauver.