Événement

Guillaume APOLLINAIRE Poèmes à Lou émission Traces de Lumière

Date(s)

02 novembre 2026 à 11h00

Profil de l'événement

Tout public

Gratuit

Description

Lundi 02 novembre 2026 sur RADIO FM PLUS 91fm Montpellier de 11h à 12h l’émission Traces de Lumière est consacrée à Guillaume Apollinaire Poème à Lou –rediffusion samedi 31 octobre 2026 de 11h à 12h – vous pouvez écouter l’émission par internet et ensuite en podcast www.radiofmplus.org

Guillaume Apollinaire est l’un des plus grands poètes français du début du XXe siècle. Il écrit également des nouvelles et des romans érotiques. Il pratique le calligramme (terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il est le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, notamment le cubisme, poète et théoricien de l’Esprit nouveau, et précurseur du surréalisme dont il a forgé le nom.

Guillaume Apollinaire  tente de s’engager dans l’armée française en août 1914, mais le conseil de révision ajourne sa demande car il n’a pas la nationalité française. Sa seconde demande en décembre 1914 est acceptée, ce qui déclenche sa procédure de naturalisation. Peu avant de s’engager, il tombe amoureux de Louise de Coligny-Châtillon, rencontrée à Nice en septembre 1914, qu’il surnomme Lou.

Dans Ombre mon amour, les poèmes sont adressés à Lou. Amour fou, et amour malheureux. Guillaume APOLLINAIRE adresse à Lou des poèmes sincères et désespérés avec leurs plaintes et leurs supplications sur le fond tragique de la guerre. Il ne cesse de crier son amour. De magnifiques poèmes composés par Apollinaire alors qu'il était dans les tranchées, pendant la Première Guerre mondiale. Une bouffée de liberté et d'amour pour le poète soldat et pour ses lecteurs, des dizaines d'années plus tard ! Des poèmes d'amour à l'intention de Lou, c'est-à-dire Louise, la maîtresse du poète avant son départ pour la guerre, avec le célèbre poème :
Si je mourais là-bas sur le front de l’armée

Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée

Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt

Un obus éclatant sur le front de l’armée

Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

 

Et puis ce souvenir éclaté dans l’espace

Couvrirait de mon sang le monde tout entier

La mer les monts les vals et l’étoile qui passe

Les soleils merveilleux mûrissant dans l’espace

Comme font les fruits d’or autour de Baratier

 

Souvenir oublié vivant dans toutes choses

Je rougirais le bout de tes jolis seins roses

Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants

Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses

Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

 

Le fatal giclement de mon sang sur le monde

Donnerait au soleil plus de vive clarté

Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l’onde

Un amour inouï descendrait sur le monde

L’amant serait plus fort dans ton corps écarté

 

Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie

— Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie

De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur —

Plan d'accès