Événement
Jacqueline Assaël
Joseph Autran
Eulalie Favier
Marina Lafon-Borelli
Frédéric Mistral
Ioanna Mousikoudis
Remo Mugnaioni
Cesare Pavese
Georges Seferis
Yannis Ritsos
Yves Ughes
Evelina Pitti au piano
Lieu de l'événement
Date(s)
Organisé par
Profil de l'événement
Tout public
Réservation obligatoire
15€
Nous ouvrons ce gala, par un appel à la Muse, comme il se doit.
Nous confions ce soin essentiel à Joseph Autran, membre de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille, puis de l’Académie française, poète et damaturge français du 19ème siècle, qui rattache sa propre voix d’auteur méditerranéen au répertoire inspiré par la Muse des Grecs. Nous lirons donc un extrait de sa tragédie à l’antique : La fille d’Eschyle, avec son évocation du blanc éclatant du marbre, du bleu azuré de la mer, et de la lumière de la parole poétique.
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Deux poèmes de Yannis Ritsos, extraits de La sonate au clair de lune et autres poèmes (1956-1963) peuvent placer d’emblée le gala sous le signe de la thématique nationale du Printemps des poètes : « La liberté. Force vive, déployée »
Le premier texte définit le lieu théâtral, où nous nous situons nous aussi aujourd’hui, comme le creuset d’où jaillit l’expression spontanée du sentiment de la puissance d’être, partagé par les humains et la nature tout entière.
Le second esquisse la perspective d’une vie qui se déploie dans la beauté, à l’infini, malgré la pensée de la mort, incluse dans la condition humaine, mais poétiquement vaincue.
La liberté. Force vive, déployée. Les deux poèmes expriment le message fondamental et pérenne de la Grèce.
Lecture par Marina Lafon-Borelli.
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Les textes de cette première partie pourraient être lus par les auteurs, Remo Mugnaioni et Jacqueline Assaël et présentés au cours d’un dialogue entre eux.
Supposons le pont d’un navire où ils sont embarqués. Ils s’y rencontrent et parlent de leur perception de la mer.
Avant la lecture des extraits du recueil de Jacqueline Assaël, Janus et la méduse, écrit au tournant des années 2000 : dire au fil du dialogue qu’il s’agit en quelque sorte d’une tragédie poétique où la voix qui s’exprime se guérit dans le sable de la plage des Catalans, à Marseille, ainsi que dans la vision de l’île de Ratonneau et de l’Hôpital Caroline devenu le reflet du décor de la pièce d’Hélène d’Euripide. Vie et imaginaire culturel se mêlent dans la résolution du tragique.
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Remo et Jacqueline continuent à discuter poésie et évoquent les œuvres de leurs prédécesseurs, académiciens de Marseille.
Joseph Autran aime la mer et l’arrière-pays marseillais. Mais ce recueil privilégie la mer.
Lecture par Jean-Christophe Born
Eulalie Favier contemporaine de Joseph Autran. Admiratrice de Lamartine. Occupante du « 41ème fauteuil » de l’Académie.
Retient du romantisme un sentiment de faiblesse mêlé d’intensité.
Son imagination de la mer est assez morbide, sublimée par la foi.
Lecture par Remo Mugnaioni et Jacqueline Assaël
Les deux poètes sont en relation avec Alphonse de Lamartine et admirent explicitement son œuvre. Cette partie s’achève donc par la lecture d’un de ses textes, flamboyant, repris en écho par la musique de l’artiste académicien Théodore Thurner, interprétée par Evelina Pitti.
Lecture par Jean-Christophe Born
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Toujours sur le pont du navire, la société poétique s’élargit à d’autres « invités ».
Remo évoque l’œuvre de Cesare Pavese qu’il a traduite.
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Yves Ughes, entendant évoquer un auteur italien, se joint à la conversation. Deux mots de présentation de son recueil et de deux de ses personnages majeurs : le père et la mère arrivés d’Italie, pour fuir la misère et trouver la liberté.
Force vive déployée.
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3 poèmes de Trois poèmes secrets de Georges Séféris.
La lumière et la foudre de la nature.
Lecture en bilingue par Ioanna Mousikoudis et Jacqueline Assaël